Clem : vivre de n'importe où grâce au coaching en ligne
Clem a 29 ans. Il coache depuis 2017. Et il enregistrait cet épisode depuis Bali, en maillot de bain sous son t-shirt, il venait de rentrer d'un trip improvisé de 4 jours dans les terres de l'île. C'est ça le coaching en ligne quand c'est bien fait : tu bosses d'où tu veux, tu génères des revenus récurrents depuis ton ordi, et tu peux décider de partir 4 jours sur un coup de tête parce que ton business tourne sans que tu sois dans une salle de sport de 7h à 20h.
Avant le coaching, Clem a fait plus de 40 jobs différents. Intérim, restauration, préparation de commandes, vendeur en épicerie bio. C'était un gros geek qui passait jusqu'à 14 heures par jour sur les jeux vidéo. La salle de sport a changé sa vie. Il était skinny fat en arrivant, il a eu des résultats, et il s'est dit que s'il pouvait le faire, les autres pouvaient le faire aussi. Du coup il a passé 2 BPJEPS (dont un en alternance avec Pierre et Vacances), s'est lancé en coaching en ligne dès 2017 avant que c'était tendance, et il est parti à Dubaï fin 2021 sur un coup de tête, diplôme traduit en urgence, pour coacher dans des salles où 50 % des gens présents étaient des coachs avec leurs clients.
Cet épisode ouvre la saison 2 du podcast avec quelqu'un qui a tout vécu dans le bon ordre mais dans le désordre : le coaching en ligne avant le présentiel, le présentiel à Dubaï après 2 ans de coaching en ligne, le retour en France, et maintenant Bali. Ce qui ressort c'est une vision très claire du métier : structurer pour optimiser, limiter les clients en individuel, développer du contenu pour toucher plus de monde, et construire un business qui te libère plutôt qu'il t'enchaîne.
Ce que tu vas apprendre dans cet épisode
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Commencer en 2017, quand le coaching en ligne existait presque pas
Clem a lancé ses premiers coachings en ligne en 2017, à une époque où les gens considéraient encore le coaching comme du luxe et comprenaient pas qu'on puisse être coaché à distance. Sa première cliente est tombée sur une vidéo parodie qu'il avait tournée avec un ami ("Les Bras Cassés")... habillés en fit girl, ils se moquaient des clichés du fitness. Elle a adoré l'humour, elle est devenue sa première cliente. Puis elle est devenue sa copine. Il assume le cliché. En 2017, y'avait pas encore de Basic-Fit sur chaque coin de rue. Il a tout construit en bossant à côté, préparation de commandes, restauration, pour compléter ses revenus, jusqu'à ce que le coaching prenne le dessus.
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L'expérience de Dubaï : un autre monde, une décennie d'avance
Fin 2021, deuxième vague de Covid, tout fermé en France... Dubaï était accessible. Clem part sur un coup de tête, fait traduire son diplôme en urgence par le consulat. Premier jour dans une salle là-bas : 14 personnes présentes, 7 coachs avec leurs 7 clients. 50 % de coachs dans une salle en milieu d'après-midi. En France, tu vas dans un Basic-Fit et tu suggères à quelqu'un de prendre un coach, on te rigole au nez. À Dubaï, c'est la norme. Il a facturé entre 100 et 120 euros de l'heure là-bas, et ses collègues faisaient jusqu'à 400 euros. Les coachs à Dubaï "roulent en Ferrari, en Lambo." Mais il a quand même choisi de rentrer pour se concentrer sur la création de contenu, parce que coacher 7 jours sur 7 en salle, même bien payé, c'est pas ce qu'il voulait construire sur le long terme.
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Augmenter ses prix progressivement et annoncer les hausses clairement
Clem a commencé à 60 euros par mois. Il monte progressivement, tous les ans. Au moment de l'épisode, il est à environ 200 euros par mois, avec des formules sur 1, 3 ou 6 mois. Il annonce pendant l'épisode qu'il va augmenter ses tarifs au 1er janvier, et les gens qui le suivent depuis longtemps s'y attendent. Sa règle sur les anciens clients c'est qu'il change pas leur prix en cours de route. C'est les nouveaux arrivants qui prennent le nouveau tarif. Du coup ça crée de la fidélité et un renouvellement naturel.
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L'objectif : passer sous les 10 clients en individuel pour se concentrer sur le contenu
Clem tend à réduire son nombre de clients en coaching individuel. Son objectif pour l'année suivante c'est maximum 10 clients, avec des tarifs augmentés en conséquence. La raison c'est qu'il veut se consacrer à fond à la création de contenu. Il a lancé une formation en ligne sur la perte de poids (vidéos, modules) pour créer un revenu passif. Son TikTok avec sa copine dépasse 200 000 abonnés. Il tourne à Bali pendant ses voyages. Il optimise tout... même les repas au restaurant peuvent donner lieu à une vidéo qui "rembourse le repas." C'est pas de la boulimie de contenu, c'est la logique de quelqu'un qui a compris que le contenu c'est son actif principal.
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Le coaching en ligne bat le présentiel sur l'accompagnement humain
Clem est cash là-dessus : le coaching individuel en ligne a plus d'impact sur le long terme que le coaching en présentiel, parce que t'es présent 7 jours sur 7 dans la vie du client. En salle, tu as une heure. En ligne, le client t'envoie une vidéo TikTok qui lui a fait penser à toi, tu lui envoies un message quand il a eu une bonne journée, t'es là pour les hauts et les bas. L'accompagnement mental c'est bien plus développé en ligne qu'en présentiel. Et il invite ceux qui hésitent à franchir le pas : "Faut vraiment pas hésiter. Ça marche."
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Créer du contenu pour être perçu comme crédible, pas pour faire du buzz
Clem fait 2 types de contenu : des vidéos fun et des vidéos de correction d'exercices. Les vidéos fun font des chiffres, ramènent des abonnés, mais convertissent pas directement en clients. Les corrections d'exercices font moins de vues... mais c'est là qu'il montre son vocabulaire professionnel, sa maîtrise technique, sa crédibilité. "Les posts à buzz, c'est cool, ça flatte l'ego. Mais c'est pas ce qui ramène des clients." Il faut les deux : du volume pour la visibilité, et du contenu expert pour la conversion.
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YouTube pour le long terme, formats courts pour l'algorithme court terme
Clem est convaincu par YouTube. Une vidéo peut te convertir un client 2 ans après sa publication. TikTok, c'est 24 heures max et c'est fini. Il cite l'exemple de Gymkee : "Vous tournez grâce à YouTube principalement, sans commerciaux, sans pub." Du coup sa stratégie c'est de créer du contenu long sur YouTube, puis de découper en formats courts pour Instagram, TikTok, YouTube Shorts. À Bali, il a tourné une formation gratuite poids de corps et élastique pour attirer des prospects. Il pense à tout en termes d'optimisation.
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Les outils : garder simple, centraliser, éviter les empilements inutiles
Clem est minimaliste sur les outils. Pour gérer ses clients : Total Coaching (qu'il utilise depuis Dubaï) et WhatsApp. Pour créer du contenu : Canva sur ordinateur, une caméra réflexe pour ses vidéos, des montages dynamiques qu'il fait lui-même. Il est bon en montage, ça fait longtemps qu'il en fait, et c'est une de ses vraies valeurs ajoutées. Il insiste sur la qualité vidéo comme élément qui te différencie des autres. "Filmé avec un réflexe de malade, des montages dynamiques... ça se remarque tout de suite."
Ressources mentionnées
- BPJEPS, 2 diplômes passés par Clem : mention musculation (école privée) et mention cours collectifs + APAS (en alternance avec Pierre et Vacances)
- Pierre et Vacances, entreprise avec laquelle Clem a fait son deuxième BPJEPS en alternance
- Dubaï : Binous Gym, Seven Gym, salles fréquentées pendant son séjour
- Total Coaching, application de coaching en ligne utilisée depuis Dubaï
- WhatsApp pour la communication quotidienne avec les clients
- Canva pour la création de visuels
- TikTok, compte avec sa copine, proche des 200 000 abonnés
- YouTube comme plateforme privilégiée pour le contenu long terme
- Coach Bras Cassé, pseudo Instagram de Clem, issu du compte "Les Bras Cassés" fondé avec un ami
- Gymkee évoqué comme plateforme qui tourne grâce à YouTube sans budget pub
"Je reviens d'un trip complètement improvisé de 4 jours en plein cœur de Bali. Je fais ce que je veux, je peux bosser d'où je veux. Ça, ça a pas de prix."
"Le premier jour dans une salle à Dubaï : 14 personnes, 7 coachs avec leurs 7 clients. En France, tu vas dans un Basic-Fit, tu rigoles. À Dubaï, les coachs c'est les rois. Ils ont une décennie d'avance sur nous."
"J'ai tout quitté, mon CDI, tout. Je me suis mis à fond comme si c'était une évidence. Je faisais la caisse dans une épicerie bio, j'avais pas de projet, et là l'illumination est venue. J'ai tout mis en œuvre."