Vincent Pedraza : du Royal Monceau au coaching 100 % visio, comment construire une offre haut de gamme
Vincent Pedraza est coach sportif depuis 2011. Et le mec a tout fait pour entrer dans ce métier : après un BEP vente, un bac pro commerce et une année de BTS qu'il a lâchée, il a envoyé entre 80 et 97 lettres au ministre des sports, au président de la République, à des directions régionales, pour trouver un financement pour son BPJEPS qui coûtait 7 000 euros. Une personne lui a répondu et l'a suivi. Il a obtenu son diplôme du premier coup. Dans ce 5e épisode, il raconte comment il est passé des salles de quartier du 77 aux palaces parisiens, puis au coaching 100 % visio, en bossant aujourd'hui avec des entrepreneurs, des célébrités et des dirigeants, avec Gymkee comme outil de gestion au quotidien.
Le fil rouge du parcours de Vincent, c'est l'indépendance. Il a décliné un CDI qu'une salle lui proposait après un an de stage chez eux, et la semaine suivante le Royal Monceau l'appelait. Il a bossé en indépendant pour le Ritz, le Fouquet's, la Montgolfière, en tant que coach sportif privé. Il a coaché Calogero, Anelka, la fondatrice de Litchi (Céline Lazorthes). Mais ces 20 % de clientèle "palaces" lui ont surtout permis de construire un réseau et une crédibilité. Les 80 % restants viennent directement de son site, bien référencé sur "coach sportif Paris".
Ce qui distingue l'approche de Vincent, c'est sa vision élargie du coaching : il vend pas que du sport. Il bosse sur 3 axes, la préparation physique, la nutrition, et la préparation mentale (gestion du stress, méditation, visualisation). C'est cette combinaison qui lui permet de justifier ses prix, de bosser exclusivement en visio, et d'attirer une clientèle d'entrepreneurs qui cherchent bien plus qu'un simple programme d'entraînement.
Ce qu'on retient de cet épisode
-
80 à 97 lettres pour financer son BPJEPS... et ça a marché
Vincent venait pas d'un milieu sportif. Sa conseillère d'orientation lui avait dit que ses notes étaient trop faibles pour faire du sport. Il a quand même découvert le BPJEPS, et quand il a vu que ça coûtait 7 000 euros, il a écrit partout. Le ministère des sports, la direction régionale jeunesse et sports, le président de la République, des collectivités. Une personne lui a répondu. Il a aussi eu un financement de Pôle Emploi. Et il a obtenu son diplôme à Nanterre, du premier coup, sans rattrapage. -
Une rupture du tendon d'Achille qui a révélé le pouvoir de la nutrition
Pendant sa préparation pour un 2e diplôme, Vincent se rupture le tendon d'Achille. Le stage prévu dans un grand club parisien tombe à l'eau. Mais pendant sa convalescence, il change totalement son alimentation : il réduit la viande, augmente les légumes, dort mieux. Et le résultat c'est qu'il récupère en 4 mois au lieu des 5 à 6 habituels, et retrouve ses capacités sportives complètes en 8 mois. Cette expérience l'a convaincu que la nutrition c'est pas optionnel dans le coaching. -
Du Royal Monceau au Fouquet's : bosser comme indépendant dans les palaces
Vincent a intégré les palaces et les clubs haut de gamme uniquement en tant qu'indépendant. C'est lui qui décidait des créneaux, des clients, des conditions. Le Royal Monceau, le Ritz, le Fouquet's le contactaient quand ils avaient des clients disponibles, et il disait oui ou non. Il a coaché Calogero, Anelka, Farmer. Ces expériences représentent environ 20 % de sa clientèle totale, mais elles lui ont donné un réseau et une légitimité durables. -
Sport + mental + nutrition : une offre complète qui justifie les prix
Vincent fait de la préparation physique, mais aussi de la gestion du stress, de la méditation, de la visualisation, et il bosse avec une diététicienne-nutritionniste. Ce package global c'est ce qui lui permet de facturer ses séances à 80 euros de l'heure en visio et 120 euros de l'heure en salle, et de pas être en concurrence directe avec des coaches qui font que du sport. Il le dit clairement : "Si je faisais que du sport, j'aurais pas assez de valeur ajoutée pour être 100 % en ligne." -
Gymkee pour gérer les clients et les programmes
Vincent mentionne Gymkee dans l'épisode comme l'outil qu'il utilise pour gérer son activité client. Le questionnaire d'accueil, les données clients, le suivi, tout passe par Gymkee. Il parle de son process : un questionnaire envoyé dès le premier contact, un récapitulatif téléphonique de la demande du client, une première séance d'essai payante, puis un contrat encadré par un avocat avec des engagements clairs (4, 8 ou 12 mois). -
Travailler uniquement sur contrat, et refuser les clients pas motivés
Tous les clients de Vincent signent un contrat. Durée (4, 8 ou 12 mois), nombre de séances, prix, conditions, tout est documenté. Il refuse de faire du forcing commercial. Si quelqu'un répond pas à ses 2 premiers messages, il relance pas. Sa philosophie c'est qu'un client qu'on force à signer est pas motivé, fera pas les efforts, aura pas de résultats, et dira que ça marche pas. Du coup bosser uniquement avec des gens motivés, ça améliore ses résultats, son énergie et sa réputation. -
Un site référencé sur "coach sportif Paris" depuis 10 ans
Vincent a pas construit une grande audience sur les réseaux sociaux. Par contre, il a bossé son référencement naturel depuis plus de 10 ans. Son site remonte sur "coach sportif Paris" et même "coach sportif français". Et le résultat c'est que 9 clients sur 10 viennent directement via le site. Il a pas besoin d'aller chercher des clients, ils viennent à lui.
Ressources mentionnées
- Gymkee :outil de gestion clients utilisé par Vincent pour les questionnaires, le suivi et les programmes
- BPJEPS :diplôme obtenu à Nanterre, financé via Pôle Emploi et la Direction Régionale Jeunesse et Sports après 80-97 lettres
- Royal Monceau, Ritz, Fouquet's, Montgolfière, Social Club 10e :établissements haut de gamme avec lesquels Vincent a bossé comme coach indépendant
- Valérie Orsoni :personnalité du coaching fitness qui a mis Vincent en contact avec Céline Lazorthes après un projet à San Francisco
- Céline Lazorthes :fondatrice de Litchi, cliente de Vincent depuis 2018 environ
"J'ai envoyé à peu près 80 à 97 lettres pour trouver un financement, au ministère des sports, au président de la République. Et il s'avère qu'une personne m'a dit : tu as l'air vraiment motivé, on te suit. Et ils ont financé une partie."
"Si tu vibres le négatif, tu vas recevoir de la négativité. Le succès attire le succès. Au début j'étais pas foule du tout... mais j'ai jamais dit aux gens que j'avais pas de clients."
"Je travaille sur 3 aspects : le sport, le mental, et la nutrition. Le corps, c'est un outil de travail. Et aujourd'hui les entrepreneurs viennent vers moi naturellement parce que c'est exactement ce dont ils ont besoin."