Rhomboïdes
Les rhomboïdes sont deux petits muscles situés sous le trapèze, qui vont du haut de la colonne vers le bord interne de l’omoplate, en descendant et vers l’extérieur. Ils rapprochent l’omoplate de la colonne, la remontent un peu et la font sonner vers le bas.
Rhomboïdes : qu’est-ce que c’est ?
Le petit rhomboïde est au-dessus du grand rhomboïde, et les deux vont en diagonale des apophyses épineuses des vertèbres cervicales basses et thoraciques hautes jusqu’au bord médial de l’omoplate. Leur ligne de traction descend vers l’intérieur, ce qui en fait des adducteurs et des sonneurs internes de l’omoplate. Cette deuxième action les distingue du trapèze moyen, qui rapproche l’omoplate sans la faire sonner vers le bas. En langage de coach, les rhomboïdes, c’est ce que les gens désignent quand ils disent entre les omoplates, et on les travaille presque toujours par accident plutôt que volontairement.
Ce qu’ils font, et la différence avec le trapèze moyen
Les rhomboïdes et le trapèze moyen rapprochent tous les deux l’omoplate de la colonne, et c’est pour ça que chaque rowing travaille les deux. La différence, c’est la rotation : les rhomboïdes font aussi tourner la pointe basse de l’omoplate vers l’intérieur, exactement l’inverse de ce qui doit arriver quand le bras monte. Ça en fait un contrepoids au dentelé antérieur et au trapèze inférieur.
Ils plaquent aussi l’omoplate contre la cage thoracique. Quand eux et le dentelé antérieur n’y arrivent plus, le bord interne décolle des côtes : c’est le décollement d’omoplate qu’un coach remarque parfois sur une pompe ou un développé.
Comment les travailler
Le rowing avec une trajectoire de coude proche du corps et un rapprochement volontaire des omoplates en fin de rep fait l’essentiel du boulot. Le travail direct vaut le coup pour les clients de bureau et pour tous ceux dont l’omoplate ne tient pas sa position sous un développé.
| Famille | Exemples | Rôle | Reps courantes |
|---|---|---|---|
| Rapprochement chargé | Rowing buste soutenu, seal row, rowing inversé | Stimulus principal | 10-15 |
| Isolation | Rowing d’omoplates, écarté à l’élastique | Amplitude et endurance | 15-25 |
| Contrôle scapulaire | Traction scapulaire, pompe scapulaire | Tenir la position, pas juste pincer | 8-12 |
| Anti-protraction | Face pull, T au sol | Équilibrer le volume de développés | 12-20 |
| Endurance posturale | Maintien ventral avec rapprochement | Temps sous position | 20-40 secondes |
La consigne « serre les omoplates », et quand elle cesse d’aider
Serre les omoplates est une bonne consigne en fin de rowing, parce qu’elle emmène les rhomboïdes et le trapèze moyen sur toute leur amplitude. Ça devient un problème quand les clients l’appliquent partout, en particulier au développé militaire. Tenir les omoplates serrées et tirées vers le bas bloque la sonnette externe dont le bras a besoin pour monter, et l’épaule finit par travailler dans une moins bonne position.
La règle pratique : rapproche volontairement pendant le tirage horizontal, et laisse l’omoplate bouger librement pendant les développés et tirages verticaux. Un client à qui on a appris à garder les épaules en arrière et en bas en permanence a en général besoin qu’on l’autorise à les laisser bouger.
Entre les omoplates : le client de bureau
Les douleurs entre les omoplates après une journée devant un écran sont l’une des plaintes les plus fréquentes qu’un coach entend. Ce n’est presque jamais un muscle trop faible pour tenir une posture toute la journée : les données sur la posture ne soutiennent pas cette histoire aussi proprement qu’on le raconte. Ce qui aide, c’est de charger la zone, d’ajouter de la variété de positions dans la journée, et de construire l’endurance pour qu’une position tenue longtemps devienne moins exigeante.
Les rowings, les écartés à l’élastique et les Y au sol sont l’entraînement utile. Dire à un client de se tenir droit toute la journée ne l’est pas, parce que tenir n’importe quelle position unique pendant huit heures devient inconfortable, quelle que soit cette position. Changer de position bat la position parfaite.
À retenir
- Les rhomboïdes rapprochent l’omoplate et la font sonner vers le bas, contrairement au trapèze moyen.
- Tous les rowings horizontaux les travaillent ; le travail direct vaut le coup pour les clients de bureau.
- La consigne « serre les omoplates » appartient au rowing, pas au développé militaire.
- Les douleurs entre les omoplates répondent en général à la charge et à la variété, pas à une posture tenue.
Questions fréquentes
Peut-on isoler les rhomboïdes ?
Pas proprement. Ils sont sous le trapèze et partagent l’action de rapprochement avec les fibres moyennes, donc tout exercice de rapprochement travaille les deux. Un rowing avec une trajectoire de coude proche du corps et un serrage volontaire en fin d’amplitude, c’est ce qui s’en approche le plus en pratique.
Des rhomboïdes faibles causent-ils des épaules enroulées ?
C’est l’explication habituelle et elle est trop simple. La position d’épaules au repos dépend de la structure osseuse, des habitudes et du temps passé dans une position donnée, et le lien entre posture et douleur est plus faible que la plupart des gens le pensent. Renforcer le haut du dos reste utile, mais pour la capacité, pas comme remède à une posture.
Faut-il serrer les omoplates pendant un développé militaire ?
Non. L’omoplate doit sonner vers le haut pour que le bras atteigne la position haute, et la tenir serrée et abaissée bloque ça. Rapproche volontairement quand tu rames ; laisse l’omoplate voyager quand tu développes au-dessus de la tête.
Mis à jour le 28 août 2026
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