Avant-bras
Les avant-bras regroupent les nombreux muscles entre le coude et le poignet. Les fléchisseurs du côté paume ferment la main et fléchissent le poignet ; les extenseurs du côté opposé l’ouvrent et le tendent. Ensemble ils contrôlent la prise, qui limite beaucoup d’exercices de tirage.
Avant-bras : qu’est-ce que c’est ?
L’avant-bras contient une vingtaine de muscles, mais pour l’entraînement ils se rangent en trois familles : les fléchisseurs du côté paume, les extenseurs du côté dos de la main, et le brachio-radial, qui remonte jusqu’au coude et aide à le plier. La plupart s’attachent par les deux reliefs osseux du coude, l’épicondyle médial et l’épicondyle latéral, et c’est pour ça qu’un surmenage de l’avant-bras se manifeste là, sous forme d’épicondylite. Les coachs programment rarement les avant-bras directement, et pour beaucoup de clients c’est très bien, parce que la prise est la première chose qui lâche sur un rowing lourd et qu’elle travaille donc à chaque séance.
Trois types de prise
La prise en fermeture, c’est refermer la main autour de quelque chose, comme sur une poignée ou une barre épaisse. La prise de maintien, c’est tenir sans bouger, comme sur un farmer walk, une suspension ou un soulevé de terre lourd : c’est celle qui limite l’essentiel du travail en salle. La prise en pince, c’est tenir entre les doigts et le pouce, comme sur un disque, et c’est la plus spécifique au sport.
Un client dont le soulevé s’arrête parce que la barre glisse a un problème de prise de maintien, pas un problème de dos. Les farmer walks et les suspensions s’en occupent directement, et ça prend quelques minutes en fin de séance.
Comment les travailler
Le travail de prise répond au temps sous tension plus qu’à la charge, et il récupère vite, donc on peut l’ajouter souvent. Équilibre le travail des fléchisseurs avec celui des extenseurs : presque tous les clients font l’un et jamais l’autre.
| Famille | Exemples | Rôle | Prescription courante |
|---|---|---|---|
| Prise de maintien | Farmer walk, suspension à la barre, maintien à la trap bar | La prise qui limite les tirages | 20-45 secondes ou 20-40 m |
| Prise en fermeture | Poignée à ressort, barre épaisse, traction à la serviette | Force de fermeture | 5-10 reps ou maintiens |
| Prise en pince | Port de disques en pince | Force du pouce et des doigts | 20-30 secondes par côté |
| Flexion de poignet | Curl de poignet, travail en supination | Volume des fléchisseurs | 12-20 |
| Extension de poignet | Curl de poignet inversé, extension à l’élastique | Équilibre et tolérance du coude | 15-25 |
Les sangles : quand les mettre et quand s’en passer
Les sangles ne sont pas de la triche : c’est un outil qui décide quel muscle limite la série. Sur des rowings et tirages lourds, où l’objectif est de travailler le dos, les sangles permettent aux dorsaux d’aller à l’échec au lieu de la prise. Sur le soulevé de terre, en mettre à chaque série veut dire que la prise ne se développe jamais : une approche courante consiste à tirer les séries effectives sans sangles et à n’en mettre que sur les séries les plus lourdes ou les séries longues.
Le point important pour un coach : décide volontairement. Un client qui met des sangles partout et ne travaille jamais sa prise sera limité en dehors de la salle ; un client qui n’en met jamais sous-entraînera son dos. Les deux extrêmes sont des choix faits par défaut plutôt qu’exprès.
Douleur de coude et équilibre de l’avant-bras
La douleur sur l’extérieur du coude, souvent appelée tennis elbow, et sur l’intérieur, souvent appelée golfer’s elbow, concernent les tendons d’attache des muscles de l’avant-bras. Elles sont fréquentes chez les clients qui serrent fort au travail comme à la salle, et elles s’installent en général progressivement plutôt que d’apparaître d’un coup.
La réponse qui aide le plus souvent, c’est de charger le tendon plutôt que de tout arrêter : un travail lent et progressif d’extension ou de flexion de poignet selon le côté touché, et une réduction du volume qui déclenche plutôt qu’un arrêt complet. Une douleur de coude persistante ou qui s’aggrave doit être évaluée ; le rôle du coach, c’est de gérer la charge et de construire la capacité.
À retenir
- La prise de maintien est celle qui limite l’essentiel du travail en salle, et les ports de charge la construisent.
- Presque tous les clients travaillent la flexion de poignet et jamais l’extension.
- Les sangles décident quel muscle limite une série : mets-les exprès, pas par habitude.
- Une tendinopathie du coude répond en général mieux à une charge progressive qu’au repos complet.
Questions fréquentes
Faut-il travailler les avant-bras directement ?
Beaucoup de clients ont assez avec les tirages lourds, les ports de charge et le soulevé de terre. Le travail direct vaut le coup quand la prise est le facteur limitant sur les rowings et les soulevés, quand le client a un sport ou un métier très exigeant pour la prise, ou en cas de gêne tendineuse au coude qui demande une charge progressive.
Les sangles, c’est de la triche ?
Non, mais c’est une décision. Les sangles déplacent le facteur limitant de la prise vers le muscle ciblé, ce que tu veux exactement sur du travail de dos lourd et ce que tu ne veux pas si l’objectif de la séance est la prise. Mets-les exprès plutôt que sur chaque série par défaut.
Qu’est-ce qui aide contre le tennis elbow ?
Une charge progressive des extenseurs du poignet, en général lente et légère au début, combinée à une réduction du volume qui déclenche plutôt qu’à un repos complet. Le repos total laisse souvent les symptômes revenir dès la reprise. Une douleur qui persiste ou s’aggrave doit être évaluée par un professionnel de santé.
Mis à jour le 28 août 2026
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